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Sujets d’actualité dans la recherche psychédélique

 Les psychédéliques semblent avoir un éventail d’application inhabituellement large. Les scietifiques veulent savoir jusqu’ou il s’étend. 

Traduit par Maïa Nappée, edité par Camile Bahi

 

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Abigail Calder, M.Sc.

MIND Blog Editor

Abigail is a PhD candidate at the University of Fribourg and a co-editor of the MIND Blog.

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Edited by Clara Schüler & Lucca Jaeckel

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Lorsque l’on passe la recherche sur les psychédéliques au peigne fin, une tendance sort immédiatement du lot : l’expansion. Plus de chercheurs que jamais auparavant, étudient les psychédéliques1. Non seulement il y a un plus grand nombre de scientifiques préoccupés par le sujet, mais on les retrouve dans plus d’endroits, étudiant plus de substances, et testant des traitements psychédéliques contre de plus en plus d’affections . Nous assistons à l’avant-garde de la science psychédélique, et elle grandit de jour en jour.

Tester les limites de la médecine psychédéliques

Les psychédéliques rallient de plus en plus les scientifiques et les cliniciens, grâce à leur capacité à améliorer la santé mentale.2 La plupart des recherches menées de nous jours font appelle à la psilocybine, mais certains centres s’intéressent également au LSD ainsi qu’à d’autres psychédéliques, comme la MDMA pour le traitement du TSPT (ou PTSD). La psilocybine est particulièrement enthousiasmante, grâce à sa sécurité d’usage favorable et sa capacité à améliorer les symptômes pour de multiples conditions3. Bien que ce ne soit pas une propriété spécifique aux psychédéliques (les ISRS, par exemple, sont utilisés pour traiter la dépression tout comme l’anxiété4), Les psychédéliques semblent avoir un éventail inhabituellement large de potentielles applications. Les scientifiques veulent savoir jusqu’à quel point il s’étend réellement.

Jusqu’à présent, les résultats préliminaires des essais cliniques soutiennent la thérapie assistée par les psychédéliques pour les désordres de l’humeur, le TSPT, ainsi que la dépendance à l’alcool et à la nicotine.5, 6 Les scientifiques construisent continuellement ce domaine de recherche, leur objectif étant celui d’obtenir le feu vert réglementaire pour la thérapie psychédélique d’ici cinq ans – si les prochains essais viennent à confirmer leur efficacité. Dix-huit essais cliniques de Phase 2 et 3 sont actuellement en cours pour ces indications, et plusieurs autres sont en préparation. MIND Foundation, en collaboration avec la Charité Universitätsmedizin Berlin et l’Institut Central pour la Santé Mentale de Mannheim, va également conduire une vaste étude sur la thérapie à base de psilocybine contre la dépression dans l’année à venir .

Pendant ce temps, la recherche s’étend à d’autres conditions mentales. Dans son Centre pour la Recherche Psychédélique & la Conscience, l’Université Johns Hopkins a développé ses études avec la psilocybine pour inclure les troubles alimentaires. Le collège impérial de Londres, se targuant également d’un Centre pour la Recherche Psychédélique, planifie d’en faire de même. Parallèlement, les équipes de recherche de Yale et de l’Université d’Arizona testent actuellement l’efficacité de la psilocybine dans le cadre du traitement contre le trouble obsessionnel compulsif.

Les scientifiques espèrent aussi que les psychédéliques puissent aider les gens à vaincre des dépendances autres que celles à l’alcool et à la nicotine. L’Université d’Alabama est sur le point de conclure une étude qui enquête sur la psilocybine contre l’addiction à la cocaïne et l’Université de Wisconsin va bientôt en faire autant pour le trouble de l’usage des opiacés.

La recherche clinique prend également des tournants plus surprenants. Une des voies notoires est le traitement des céphalées et des migraines dont les essais cliniques sont en cours à Yale, Bale , et Copenhague. De plus, la Fondation Beckley a sponsorisé un essai récent dans lequel de faibles doses de LSD se sont montrées à même de réduire la perception de la douleur29. Des chercheurs du collège Impérial de Londres ont proposé l’utilisation de la psilocybine en dernier recours pour les patients souffrant de coma chronique, cependant, leur théorie nécessite encore d’être testée.7

Comment Changer Votre Capacité à changer

Au-delà du fait de savoir que les psychédéliques peuvent traiter certains troubles physiques et mentaux, il est aussi important de comprendre pourquoi.

Les chercheurs ont récemment examiné si certains aspects spécifiques d’un « trip » rendaient la thérapie psychédélique plus susceptible d’être efficace. Un phénomène crucial semble-être l’expérience mystique (à présent un terme scientifique !). Les expériences mystiques sont caractérisées par des sentiments extatiques, de communion et d’unité, de transcendance du temps et de l’espace. Elles sont aussi connues pour être à la fois pleines de sens et difficiles à exprimer de façon verbale8. Des études récentes suggèrent que ces types d’expériences sont importantes – peut-être même essentielles – pour une thérapie psychédélique fructueuse.9

Sur le plan physique, les psychédéliques sont capables de promouvoir la neuroplasticité – c’est-à-dire, la faculté qu’a le cerveau à former de nouvelles connections et à se restructurer.10 Chez les rats, la plupart des psychédéliques promeuvent plusieurs composantes de la neuroplasticité dans le cortex préfrontal, et sont plus puissants et rapides dans cette capacité que pratiquement toutes les autres substances.11 Chez les humains, les scientifiques pensent qu‘une neuroplasticité augmentée peut expliquer les effets à long terme des psychédéliques, et s’attèlent actuellement à le vérifier.12,13 (Si cela vous intéresse, vous pouvez consulter notre article de blog sur la neuroplasticité)

Les psychédéliques peuvent également neutraliser les réactions inflammatoires dans le cerveau, qui sont hors de contrôle dans certains désordres psychiatriques.14 Selon le Dr. Stephen Ross de NYU, la réduction des inflammations pourrait aussi avoir des utilités qui iraient au-delà de l’amélioration de la santé mentale. Les substances qui améliorent la neuroplasticité et diminuent la neuroinflammation pourraient être particulièrement adaptées pour traiter la maladie d’Alzheimer et d’autres désordres neurodégénératifs. Ceci n’est pas prouvé pour le moment, mais étant donné que la maladie d’Alzheimer ne peut pas encore être soignée ou ralentie, il vaudrait peut-être la peine d’essayer. Des scientifiques à Johns Hopkins mènent actuellement une étude sur un traitement potentiel basé sur la psilocybine contre la dépression propre à la maladie d’Alzheimer, ayant aussi pour objectif de mesurer les variations dans les capacités cognitives des patients. Enfin, des chercheurs de Yale ont récemment montré que des microdoses de LSD allant jusqu’à 20μg étaient sans danger pour les adultes les plus âgés, ce qui ouvre les portes à de nouveaux essais cliniques.14

Moins pour Plus ?

Certains chercheurs se demandent si l’emploi de microdoses , ou si l’usage de doses sub-hallucinogènes de substances psychédéliques, pourraient également apporter des bénéfices. Les rapports anecdotiques sur ces effets abondent, et la science est à même d’ aider à séparer la vérité du simple engouement. Le nouveau Centre Canadien pour les Sciences Psychédéliques étudie des microdoses de psilocybine, et d’autres équipes à travers trois continents conduisent des recherches sur les microdoses chez des patients ainsi que chez des sujets sains.

En raison des limitations réglementaires, une grande partie de ce travail a été mené en enquêtant auprès des personnes faisant  l’usage de microdoses à titre privé. Malgré l’avantage que ce modèle d’étude à d’avoir lieu dans un cadre naturelle, il implique des limites certaines :  beaucoup de rapports sont rétrospectifs et d’une exactitude discutable, et les échantillons d’études sont probablement biaisés en faveur de participants ayant des attitudes pro-psychédéliques. Néanmoins, les chercheurs font de leur mieux. De nombreuses publications récentes ont exploré les effets auto-déclarés sur le microdosage, et ont trouvé à la fois des résultats positifs et des effets indésirables.15-17 Une autre étude a lieu au collège impérial de Londres en ce moment même.

Les essais contrôlés par placebo concernant le microdosage sont également apparus rapidement dans la litterature. Une equipe de recherche à Chicago a administré des microdoses de LSD à des volontaires sains, et, tout comme les études d’enquêtes rétrospectives, des effets positifs et des effets secondaires ont été décelés (ainsi qu’une bonne poignée d’effets placebos).18 les faibles doses de psilocybine font aussi l’objet d’investigations concernant leur aptitude à traiter la depression et les migraines, car des doses élevées ne sont pas toujours envisageables ou désirables pour ces patients. De plus, une etude sur le microdosage de LSD sur des sujets sains vient de finir sa collecte de donnée, tandis qu’une autre commence tout juste en nouvelle zelande. Certains chercheurs espèrent que microdoser sera une alternative aux antidepresseurs pour les patients qui souffrent d’effets secondaires, ou qui ne ressentent aucun effet. D’autres espèrent même qu’il s’agira d’un moyen sécurisé pour améliorer l’humeur et la performance cognitive chez les sujets sains. Mais seul l’avenir – et les données scientifiques – nous le diront.

La famille DMT

La DMT (N, N-dimethyltryptamine) n’a pas été oubliée dans la renaissance psychédélique, et ses propriétés uniques pourraient lui faire gagner une place dans la thérapie psychédélique. La DMT a une durée d’action courte qui peut être contrôlée par voie intraveineuse, et contrairement au LSD et à la psilocybine, elle n’induit pas de tolérance.19 Des chercheurs à Londres ont étudié les effets de la DMT sur le cerveau en utilisant l’électroencéphalographie,20 tandis que des scientifiques à Bale sont en train de mener un essai de sécurité clinique. La DMT a aussi la particularité d’être la seule substance psychédélique présente naturellement dans le cerveau mammifère, et nous sommes plus proches que jamais de comprendre ce qu’elle fait là.4,5

La recherche s’est également intéressée à l’ayahuasca, la préparation amazonienne traditionnelle qui contient de la DMT. Une grande partie de ces recherches vient du Brésil, où les chercheurs testent à l’heure actuelle ses effets sur la santé mentale et le fonctionnement du cerveau.21 pendant ce temps, des chercheurs en Suisse développent une pilule d’ayahuasca (synthèse et forme galénique). Une pilule synthétique pourrait permettre de standardiser les doses employées dans les études, tempérer certains effets secondaires de l’ayahuasca, ainsi que de protéger les plantes amazoniennes contre la surexploitation.

La 5-MeO-DMT, cousine proche de la DMT, traditionnellement obtenue en trayant des crapauds vivants, est aussi apparue dans la littérature. Les chercheurs de l’université de Maastricht ont récemment identifié les effets de la 5-MeO-DMT sur diverses mesures du bien-être,22 tandis qu’une équipe à Johns Hopkins a trouvé qu’elle pourrait réduire les symptômes dépressifs et anxieux23. Semblablement à ce se passe avec l’ayahuasca, des scientifiques commencent à privilégier des sources synthétiques de 5-MeO-DMT, pour éviter de déranger des crapauds innocents dans le cas présent.

Une fenêtre sur l’esprit

De nos jours, les participants des études psychédéliques finissent souvent dans une machine IRM ou portant des casques d’électroencéphalographie, ce qui permet aux chercheurs de mesurer leur activité cérébrale pendant qu’ils ‘voyagent’. En se servant de l’IRMf, une étude fascinante de l’université de Maastricht a réussi à capturer les zones du cerveau qui pourraient entraîner des expériences de dissolution de l’ego.24 Ils utilisent la neuroimagerie et des méthodes d’analyse comportementales pour examiner comment la psilocybine altère la pensée créative, la cognition sociale et les émotions.

Du côté de la Suisse, les chercheurs ont fait d’énormes progrès quant à l’identification des récepteurs nécessaires pour la manifestation d’effets psychédéliques.25 Ils étudient actuellement comment les psychédéliques affectent l’activité cérébrale, et ont récemment caractérisé les effets de la psilocybine sur des régions spécifiques du cerveau26. Dans un autre domaine de recherche, des scientifiques de Zurich et d’ailleurs sont intéressés par la synergie entre les psychédéliques et la méditation de pleine conscience.27

Ce type d’études a permis aux neuroscientifiques de développer des théories pour expliquer les effets si particuliers des psychédéliques. Une de ces théories est celle de l’entropie cérébrale (the entropic brain), développée par Dr. Carhart-Harris et son équipe à Londres.28 Selon la théorie de l’entropie cérébrale, la conscience existe selon un continuum s’étendant entre une activité cérébrale très ordonnée et, à l’autre extrémité très chaotique. Alors que l’activité cérébrale est relativement ordonnée lors de la conscience normale, les psychédéliques la poussent dans un état plus chaotique. Carhart-Harris et ses collègues scientifiques continuent à tester cette théorie avec des expériences réalisées grâce à des IRM et des électroencéphalogrammes (Pour en savoir plus sur la théorie du cerveau entropique, vous pouvez lire ce billet de blog).

Davantage d’exploration

La recherche psychédélique est en pleine expansion – prenant des directions nouvelles et prometteuses – nous sommes arrivés à un point où de nouvelles études sont publiées chaque semaine. Tous les jours, des scientifiques du monde entier explorent des substances psychédéliques différentes, leurs effets sur le cerveau, et comment elles peuvent aider à améliorer la santé mentale.

Résumer cette vague scientifique récente est un peu comme tenter de faire rentrer l’océan dans une bouteille. Vous pouvez aussi vous renseigner sur le Moniteur des étude sur les états de conscience altérés (ASC study monitor) et d’autres projets sur lesquels MIND Foundation est en train de travailler à ce jour.

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References
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